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07 avril 2016

Résultats au 1T 2016, Bureaux Île-de-France et Investissement France

La demande placée de bureaux en Île-de-France s’élève à 493 000 m² au 1er trimestre 2016, en nette progression sur un an (+19 %)

La demande placée de bureaux en Île-de-France s’élève à 493 000 m² au 1er trimestre 2016, en nette progression sur un an (+19 %), à relativiser toutefois compte tenu de la faible activité l’an passé. Ainsi, le volume de transactions observé ce début d’année 2016 reste inférieur à ceux enregistrés en moyenne décennale 2006-2015 (501 000 m²). Le marché des grandes surfaces (supérieures à 5 000 m²) progresse de 23 % avec 175 000 m² placés en 16 transactions. Notamment, deux transactions majeures ont été recensées : la prise à bail par Deloitte de 30 500 m² dans la Tour Majunga (La Défense) ainsi que la location de 20 100 m² par une grande entreprise française dans le Millénaire 4 (Paris 19ème). « L’encours de signature en grandes surfaces reste important. En conséquence, les volumes de transactions de bureaux franciliens pourraient approcher les 2,4 millions de m² sur l’ensemble de l’année 2016 » anticipe Richard Malle, Directeur Research France, BNP Paribas Real Estate.

Le taux de vacance des bureaux en Région parisienne atteint 7,3 % au 1er avril 2016, en baisse modérée depuis plusieurs trimestres. Le recul le plus notable de l’offre s’observe à La Défense, avec un taux de disponibilité qui atteint désormais 8,4 %, à comparer à 11 % il y a un an. Le taux de vacance diminue de nouveau dans Paris (4,4 %), laissant entrevoir de nouvelles progressions de loyers, en particulier dans le Quartier Central des Affaires (QCA). En revanche, puisque les niveaux d’offre demeurent particulièrement élevés dans le Croissant Ouest (13 %) et en 1ère Couronne (10 %), les valeurs locatives devraient rester stables voire même s’ajuster localement dans certains secteurs. Les immeubles de bureaux en chantier affichent de faibles volumes pour des livraisons prévues courant 2016 (165 000 m²). Cela permet d’anticiper de nouvelles baisses de l’offre d’ici à fin 2016.

L’actualité macro-économique aura été particulièrement mouvementée au cours des derniers mois, avec notamment le net retournement du prix des matières premières et la forte volatilité sur les marchés financiers. Comme en témoignent les récentes enquêtes de conjoncture, la confiance des entreprises comme celle des ménages se tempère dans l’ensemble de la Zone euro. Ainsi, la croissance du produit intérieur brut en France est attendue stable en 2016 par rapport à 2015 (1,2 %). Cela devrait entraîner tout de même une progression de l’emploi salarié en 2016 (+0,4 %) après une stabilisation en 2015 (+0,1 %). « Dans cet environnement d’incertitudes et d’inflation quasi nulle, les banques centrales vont conserver une politique monétaire très accommodante. C’est pourquoi, d’ici fin 2016, les taux financiers pourraient encore diminuer comparés aux niveaux actuellement observés : 0,4 % pour l’OAT 10 ans et -0,2 % pour l’Euribor 3 mois » explique Richard Malle.

L’investissement en immobilier d’entreprise en France démarre fébrilement l’année 2016, avec seulement 3,8 milliards d’engagements au 1er trimestre, en recul de 35 % sur un an. « Les investissements de plus de 100 millions d’euros ont temporairement fait défaut, représentant au cours des trois premiers mois de l’année seulement 41 % des volumes, contre 64 % en 2015. Toutefois, un fort rattrapage sera observé dès les prochains mois. Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France devraient atteindre en 2016 des niveaux comparables à ceux observés en 2014 (28 milliards d’euros) et en 2015 (31 milliards d’euros) » précise Richard Malle.

Les taux de rendement immobiliers des actifs « prime » ont peu évolué dans Paris QCA (3,25 %), le reste de la capitale (3,5 %) et le Croissant Ouest (3,65 %). « Compte tenu de l’orientation baissière des taux financiers, un repli généralisé des taux « prime » est attendu d’ici la fin d’année. D’ailleurs, les taux de rendement moyens des bureaux franciliens ont à nouveau fléchi durant le 1er trimestre » conclut Richard Malle.

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