A travers la crise sanitaire du COVID-19 et les longues semaines de confinement, les habitudes de travail ont été totalement chamboulées. Ainsi, en France ou ailleurs, de nouveaux réflexes sont apparus afin de s’adapter du mieux possible au télétravail, pratique parfois inconnue de certaines personnes ou organisations. Depuis le mois de mai, les salariés européens retrouvent progressivement le chemin du bureau dans le respect des règles sanitaires édictées par les gouvernements et leurs entreprises. Si les espaces de travail sont aujourd’hui transformés pour limiter la propagation du virus, à quoi pourraient-ils ressembler à l’avenir ? Cette période inédite sera-t-elle le point de départ d’une nouvelle stratégie immobilière pour les utilisateurs ? Pour répondre à ces questions, BNP Paribas Real Estate a lancé une enquête inédite auprès de ses clients et prospects, les utilisateurs de bureaux à l’épreuve de la crise COVID 19. Découvrez les premiers enseignements de cette étude.

Vers l’apparition de nouveaux critères ?

 

La crise sanitaire que nous traversons depuis plusieurs mois va radicalement venir bouger les lignes. Via les différents sondages menés par BNP Paribas Real Estate, nous constatons ainsi une évolution marquée concernant les aspirations des salariés à tendre vers un retour à l’essentiel. Cette tendance pourrait bien venir métamorphoser certains secteurs comme la consommation, l’habitat ou bien encore le travail. Dans ces conditions, les entreprises devront-elles repenser l’organisation de leurs espaces de bureaux ? Plus que jamais, l’adaptation est le maître-mot pour répondre aux enjeux de la crise, ainsi qu’aux nouvelles aspirations des salariés.

Alors, à l’issue de la crise, quels seront les critères privilégiés pas les entreprises pour penser leurs locaux ? Pour en savoir plus, 157 grandes entreprises, clients ou prospects de BNP Paribas Real Estate, ont répondu à une enquête au cours du mois de mai. 92 % déclarent la sécurité sanitaire comme un facteur d’importance, juste après le bien-être des salariés. La localisation, les coûts immobiliers et la surface des bureaux sont également tout particulièrement plébiscités. A l’inverse, le recours aux centres de coworking ou d’affaires ne figure pas parmi les priorités des entreprises sondées.

Quel visage pour les bureaux de demain ?

 

Pour se projeter sur le futur visage des espaces de travail et les impacts du COVID-19, la question est posée : Quel impact la crise aura-t-elle sur votre approche des immeubles ? Et deux points se détachent très nettement dans l’enquête proposée par BNP Paribas Real Estate : adapter l’immeuble aux nouveaux usages (80 % des sondés y sont favorables) et privilégier le flex-office (64 %).

Pas question en revanche pour la majorité des répondants de remettre en question le ratio m²/poste de travail actuellement en place. Rappelons que la norme Afnor NF X 35-102 recommande un espace de travail minimum de 10 m² par personne, que le bureau soit individuel ou collectif, et 15 m² par personne dans un espace collectif bruyant.

Concernant l’approche des utilisateurs de locaux industriels, ils estiment à 49 % que la crise permettra de rapatrier les outils de production sur le territoire national. 66 % d’entre eux vont revoir leur SDI (Schémas Directeurs Immobiliers), tout comme leur supply chain à 78 %, pour ne plus revivre les aléas logistiques vécus en début de confinement.

Enfin, pour les utilisateurs de locaux commerciaux, la réduction du nombre de points de vente ne semble pas envisagée pour 71 % des sondés.

Et le rôle de l’entreprise ?

 

Quelles sont les principales raisons qui motiveront les collaborateurs à retourner travailler au bureau ? 54 % des raisons évoquées concernent le manque de contact et d’interaction avec ses collègues. Vecteur de lien social, le siège de l’entreprise conserve un rôle prépondérant notamment dès qu’il est question de sentiment d’appartenance. Si la crise sanitaire peut accentuer la flexibilité dans le travail, va-t-elle aussi offrir un nouveau visage aux entreprises ? « Si nous travaillons deux à trois jours par semaine depuis chez nous, nous verrons fleurir de nouveaux espaces hybrides, dont les contours restent encore à inventer. Il ne s’agira ni d’espaces résidentiels, ni de bureaux, ni d’hôtels… mais un peu tout cela à la fois, des tiers-lieux en somme. L’immeuble de bureaux - et d’autant plus le siège social - est en quelque sorte la vitrine de l’entreprise, c’est un lieu où se croisent les collaborateurs, les prestataires, les clients, les alternants, les stagiaires, les nouvelles recrues… Il est un lieu d’attractivité pour les talents et les investisseurs ; un carrefour d’opportunités. Cela ne veut pas dire que les bureaux offriront moins de mètres carrés, mais, si j’ose dire, mieux de mètres carrés », conclut Sylvain Hasse, Head of Corporate Services chez BNP Paribas Real Estate.

[METHODOLOGIE]

La présente étude a été réalisée par les équipes de BNP Paribas Real Estate auprès d’un échantillon de 157 utilisateurs sur la période du 12 au 26 mai 2020. Ces entreprises, utilisatrices de locaux professionnels ont notamment été interrogées sur l’aménagement de leurs locaux, leurs projets immobiliers ou encore leurs relations avec bailleurs et property managers. Parmi les 157 personnes qui se sont prêtés à ce questionnaire en ligne, 45 occupaient la place de CEO/président, 30 celle de gérant, 20 celle de directeur immobilier et 15 celle de directeur administratif et financier. La part restante englobant des directeurs de communication, des directeurs logistiques, des directeurs de services généraux, des directeurs de ressources humaines, des directeurs des achats, des directeurs commerciaux, des consultants, des assistants commerciaux/de direction et des asset managers. 

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